De Buenos Aires à Rosario

9 Novembre, nous partons de Buenos Aires. Quel régal de reprendre ainsi nos vélos, par un si beau temps et depuis « si longtemps ».

Très vite, le temps se dégrade comme nous l’avait annoncé Virginia (notre hôte dans la capitale). Au loin, de gros nuages noirs et menaçants se profilent à l’horizon et se rapprochent de plus en plus. C’est clair, nous n’y échapperons pas !

Quelques instants plus tard, nous y sommes, le ciel se déverse littéralement sur nos têtes : c’est le déluge ! L’Espagne à côté, c’est du pipi de chat … En quelques minutes, les routes sont inondées, de nouvelles rivières traverses ci et là les rues de la capitale et nous devons rouler à de très nombreuses reprises dans plus de 30 cm d’eau. Qui l’aurait cru, nous voilà en pleine séance de pédalo en Argentine !

Une heure, deux heures… le temps défile mais la pluie ne cesse toujours pas ! Très vite, c’est le froid qui commence tout doucement à s’installer malgré les efforts intenses que nous produisons. Après une journée entière sous la pluie, nous cherchons un endroit où dormir.

En plus du barrage de la langue, une quantité inimaginable de chiens errants (?) nous empêchent de rentrer en contact avec les gens dans notre quête du bivouac. Finalement, à notre plus grand plaisir, nous sommes accueillis chez une famille d’argentins à Pilar.

Cette soirée, c’est le havre de paix après une longue journée à lutter contre les éléments. La transition y est presque brutale tant l’accueil était chaleureux et hospitalier. Très vite nous sommes réunis à table autour d’un excellent ma-thé, discutant avec enthousiasme (mais pas sans mal !) de notre aventure, de l’Argentine, de nos cultures … Nos échanges se prolongèrent accompagnés de vin, de bière et d’un excellent souper. De temps à autre un voisin rentre dans la pièce pour nous saluer, intrigué par les trois nouvelles têtes dans le village dont les rumeurs circulant racontent qu’ils viennent de Belgique à vélo.  Le lendemain, nous avons droit aux « torta fritas » pour le petit-déjeuner. Nous sommes même invités à rester pour le diner, voire pour la réunion de famille organisée le dimanche. Hélas nous devons reprendre la route et c’est un peu le cœur gros que nous enfourchons nos bécanes, après cette expérience humaine intense.

Sur la route menant à Rosario, nous traversons d’énormes prairies empruntant de gros chemins de terres battues alternés par de longues routes macadamisées, toujours bien droites !

Jusqu’à Rosario, on aura droit principalement à du camping sauvage derrière un buisson, une voie ferrée ou le long d’une prairie.

Benjamin

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3 commentaires pour De Buenos Aires à Rosario

  1. Ca y est. Pékin Express commence ! sans la caravane d’assistance 😦
    Bon courage à tous les trois !

  2. lecomte dit :

    Salut à tous
    nous sommes toujours très impatient de recevoir de vos nouvelles et surtout beaucoup de photos
    Benoît on pense beaucoup à toi et sommes fier
    famille mag

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