De Noël à Potosi

Contrairement à notre plan initial, nous n’avons pas repris la route le lendemain du réveillon car ce dernier fut en quelque sorte un peu trop festif.

Notre prochain objectif : la ville minière de Calama, située près du gisement de Chuquicamata, seule excavation creusée par l’homme et visible depuis l’espace. Nous n’aurons cependant point le temps de nous y attarder pour la visiter car nous avons d’autres préoccupations. En effet, en voulant démonter notre réchaud pour un petit entretien, nous avons cassé une pièce que nous ne pouvons réparer nous-même. Si nous voulons continuer à savourer notre riz « sauce rien » et autres mets de gourmets, il nous faudra trouver une solution ! Celle-ci résidait dans le temple du capitalisme : le gigantesque shopping-mall à l’américaine, à la sortie de la ville. A défaut de pouvoir racheter la pièce cassée, nous avons opté pour un nouveau réchaud, à gaz cette fois-ci, avec suffisamment de bonbonne pour pouvoir tenir jusque La Paz. Une fois notre mission accomplie, nous enfourchons nos vélos pour reprendre la route, jouissant de plus d’un délicieux vent de dos. Après une trentaine de kilomètres au travers de ce paysage aride, rocailleux et poussiéreux que nous commençons à bien connaître, vient l’heure de poser le bivouac. Nous apercevons justement un sentier quittant la route principale, menant vers des petites collines rocheuses. Une fois le premier monticule contourné, la vue désolante d’une décharge sauvage s’offre à nous. Un peu plus loin, au sein de cet amas de détritus de tout type, deux adultes et un enfant semblent chercher ce qui est récupérable pour l’entasser dans leur pick-up. Si nous avons été habitués, depuis notre entrée sur le continent Sud-américain, au manque flagrant de gestion des déchets et à leur éparpillement  jusqu’aux endroits les plus reculés, nous restons choqués par ce qui se trouve sous nos yeux…

Nous continuons notre route un peu troublés, pour quitter ce dépotoir, et nous retrouvons un peu plus loin un lieu à nouveau sauvage et pas trop pollué, nous faisant nous sentir seuls au monde. Nous nous y installerons pour y passer la nuit sous un ciel semblant contenir plus d’étoiles que d’habitude.

Le lendemain, en poursuivant notre route, nous retrouvons Corinne, une cyclotouriste américaine rencontrée à San Pedro de Atacama. Cela fait du bien de pouvoir  échanger nos histoires avec un autre cyclo, d’autant que nos conversations en espagnol sont généralement relativement limitées. Ayant un rythme légèrement décalé par rapport au sien, nous ne cheminerons que peu de temps à ses côtés. Toutefois, partageant la même destination qu’elle à court terme, nous aurons la chance de la revoir à plusieurs reprises pour partager avec elle un petit bout de route.

Nous nous dirigeons à présent vers Ollagüe, poste frontière entre le Chili et la Bolivie. Annonciatrices de ce qui nous attend en Bolivie, nous quittons les routes asphaltées pour doucement s’engager sur des routes de plus mauvaise qualité : sable, cailloux, bosses, rien ne nous épargne. La veille de notre arrivée à la douane, par un début d’après-midi, fortement ralentis par le vent, nous décidons de faire halte plus tôt que prévu dans ce qui ressemble à un camp d’ouvriers. Nous obtenons l’autorisation d’y passer la nuit et nous bénéficions par la même occasion d’une bonne douche chaude – ô joie ! La seule parade contre ce fichu vent d’Ouest consiste à pédaler plus le matin et donc à se lever relativement tôt. De fait, le vent se lève systématiquement en début d’après-midi et mieux vaut rouler le plus possible avant. Nous mettons donc nos réveils à 5 h du matin et nous couchons de bonne heure. Au cours de la nuit, je suis brutalement tiré de mon sommeil léthargique par quelqu’un qui me secoue. Mon esprit reste alors bloqué par ce qui se passe devant moi : après examen attentif car sans lunette, une personne qui ne s’avère être ni Antoine, ni Benjamin, me tend avec un grand sourire une assiette de frites et de saucisses bien chaudes, le tout garni de petites sauces en sachet. Il est 3 h du mat’, et Nachu, le veilleur de nuit, voulait perfectionner son anglais avec nous ! Si les frites étaient mal cuites (comme c’est souvent le cas dans le coin), l’assiette généreusement offerte eu l’effet probablement escompté par notre nouvel ami, car bien qu’à moitié réveillés nous fûmes tout de suite de bonne humeur. Nous avons donc palabré jusqu’à l’heure de notre réveil initial, nous voyant offrir à la volée (presque littéralement puisqu’il chapardait dans les cuisines) un véritable festin : fromage, pain, reste de patates et de poisson pané, cake et biscuit ! Nous avons même pu emporter le rab. Après s’être accordé une petite demi-heure de repos indispensable, nous avons plié bagages pour nous remettre en selle, toujours sous l’émotion de cette rencontre inattendue et magique.

Ce matin-là, outre l’absence de vent, la nature ne nous laisse pas en reste avec le paysage se dévoilant petit à petit à nos yeux sous le timide lever du soleil. L’aube découvre des terres craquelées et salées, ponctuées de petites mares aux reflets jaunâtres. Une fois l’astre gracieux complètement levé, j’ai l’impression d’évoluer dans ce qui pourrait être dans mon esprit Pompéi après l’explosion du Vésuve : une terre recouverte de cendres gris-blanc faisant parfois penser à de la neige. La route que nous suivons est d’ailleurs jalonnée de volcans majestueux, certains fumant tranquillement quelques volutes de fumée blanche.

Une fois les formalités de la douane remplies, nous prenons ce qui semble être l’unique route du coin, indiquée par la carte. La fatigue de fin de journée, peut-être couplée à l’excitation de l’entrée en un pays nouveau, nous ont probablement empêché de nous rendre compte tout de suite que nous ne prenions pas la bonne route. Résultat des courses : après une ascension harassante, nous sommes montés pour rien de 3200m à 4000m. Eprouvés, nous décidons de poser les tentes à l’abri de rochers, loin de la route. Les conditions sont difficiles : sol penché et dur comme du béton, gros vent, froid mordant. Nous n’avons pas beaucoup d’autres choix car le soleil se couche doucement. Ce n’est que le lendemain matin que nous nous sommes rendu compte de notre erreur. Nous faisons alors marche arrière pour redescendre tout ce que nous avions gravi la veille, mais pas jusqu’à la douane ! Non, nous décidons (après renseignement auprès d’un conducteur) de traverser tout droit le salar de Chiguana, vers le village de San Juan. Ce léger détour fut largement contrebalancé par l’environnement traversé. Bien que ce ne fut pas la première saline que nous traversions, je me sentais comme rarement au milieu de nulle part. Pas une bagnole en vue, une route qui n’en est pas vraiment une et qui disparait par moment pour resurgir plus loin ou encore pour se démultiplier en plusieurs pistes parallèles. Sans carte, boussole, ni vivre, ce genre d’endroit aurait de quoi inquiéter, mais nous sommes équipés et ce passage dans cette nature presque vierge, d’une beauté indicible, avait pour moi quelque chose d’apaisant et de rassérénant.

Nous finissons par arriver à San Juan, le 31 décembre. Nous nourrissons le maigre espoir de pouvoir participer à quelque festivité locale. Nous avions précédemment acheté 6 malheureuses canettes de bière, au cas où nous aurions à passer le Nouvel An au milieu de nulle part. Bien qu’à nouveau dans la « civilisation », nous ne pouvons toutefois pas nous offrir de quoi festoyer. Il faut savoir que le seul endroit où nous pouvions retirer de l’argent depuis notre entrée en Bolivie se trouvait à Uyuni, à 250 km d’Ollagüe…  Et il ne nous restait que très peu de pesos chiliens à échanger. Si nous avions de quoi tenir jusqu’à la prochaine banque, nous ne roulions pas sur l’or (mais plutôt sur du sel, me direz-vous si vous êtes adeptes de mauvais jeux de mots comme moi). Devant faire attention à nos dépenses, nous nous mettons en quête de pain et de fruits. Pour les fruits, la seule échoppe du coin offrait des fruits et légumes brunâtre, ayant une sale tronche pour la plupart. Nous passons donc notre chemin. Pour le pain, après nous avoir envoyé vers une maison (non pas un magasin, une maison !), on nous renvoie vers ce qui semble être l’une des seules bicoques du coin ayant du pain. Gentiment accueillis, on nous signale cependant qu’il faudra attendre qu’il soit cuit. Finalement, après avoir essayé de capter un signal GSM au sommet d’une colline, nous allons nous installer tristement (car sans avoir pu envoyer nos vœux) à côté d’un bar à touriste entièrement fait de sel, du comptoir jusqu’aux chaises. Au menu : omelette pour moi et Benjamin, indigestion pour Antoine, qui passera une mauvaise nuit… Un peu dépité par ce pauvre Nouvel An, nous reprenons les mauvaises routes vers Colcha K, l’une des dernières localités avant le mythique Salar de Uyuni. Heureusement pour nous, le paysage reste à tomber en pamoison et notre moral est toujours gonflé à bloc.

Il fallut se battre contre le sable pour parvenir à ladite ville. L’on nous avait prévenus qu’il y avait 3 jours de fête consécutifs là-bas, mais nous étions loin de nous douter de ce dans quoi nous mettions les pieds… A peine arrivés, nous assistons à une sorte de fanfare se donnant sur le terrain de foot à l’entrée de la ville. Les gens semblent arriver du centre, dans leurs plus beaux vêtements, avec une branche de fenouil dans la main. Intrigués autant que les passants qui nous voient, nous remontons la petite ville, cherchant un endroit pour se loger. Une dame s’adresse alors à nous pour nous poser les habituelles questions : d’où venons-nous ? Où allons-nous ? Que faisons-nous ici ?

Hé bien Madame, nous sommes présentement à la recherche d’un endroit où poser nos tentes, auriez-vous une idée d’endroit propice à cela (le tout en espagnol s’il vous plaît). Ni une, ni deux, elle remonte la rue pour nous inviter dans la maison du grand-père qui jouxte une agréable petite cour tout en verdure. Une fois de plus, nous sommes tellement surpris, heureux, et reconnaissants pour ces personnes à la bonté spontanée, toujours prêtes à aider son prochain. Après s’être rassasiés d’un délicieux poulet rôti-frites qui ne nous coûta qu’une bouchée de pain, Benjamin et moi décidons de nous promener un peu dans la ville, et Antoine va se coucher car il n’est pas encore entièrement remis. C’est là que les choses commencent à devenir difficiles à décrire : des feux d’artifices pétaradent dans tous les sens, des enfants jettent des pétards dans les jambes des passants, et la fanfare remonte vers nous, progressivement, avec une cohorte de personnes dansant en agitant en l’air leurs branches de fenouil !!! L’alcool coule à flots, et il semble que la tradition consiste à le partager avec tout le monde sans exception (et pas question de refuser, non non non !).

Devant la fanfare, le cortège de danseurs s’organise en couples. Bien vite, nous nous retrouvons emportés dans la cohue au bras d’une inconnue. Dans la mêlée, nous retrouvons nos hôtes qui se joignent à nous. Ensuite, la foule se dirige dans un local où s’improvise un concert. On nous y décore de serpentins et de guirlandes, on nous asperge de confettis et on nous arrose de bières sans arrêt ! Si la fiesta se poursuivra ainsi jusqu’au bout de la nuit, nous nous éclipsons assez tôt, afin de pouvoir refaire la même demain, mais avec Antoine et jusqu’au bout cette fois-ci ! Nous fûmes gâtés par ce Nouvel An grandiose, unique, et inoubliable. Si cette fête est connue au point de rassembler visiteurs du Chili et d’Argentine en masse, nous n’avons pas vu d’autres Européens, ce qui rendait le moment encore plus authentique. Au passage, cela nous a également valu d’être pas mal dévorés du regard la plupart du temps !

Après cette fête hors norme, nous sommes bien décidés à rejoindre le fameux Salar, point clef du voyage, destination depuis longtemps attendue ! Nous y parvenons en fin de journée, juste de quoi y faire une quinzaine de kilomètres avant d’installer nos tentes. Sur ce bref intervalle, nous avons l’occasion de constater à quel point cet endroit est touristique : nous croisons facilement une trentaine de jeeps, bondées de touristes brandissant leurs caméras pour nous prendre en vidéo. Nous serons plus contents que jamais de faire notre voyage en vélo, d’une part pour la satisfaction de réellement traverser les lieux et s’imprégner du décor et de son ambiance, et pas seulement à travers les vitres d’une voiture. Mais surtout pour les splendides coucher et lever de soleil auxquels nous avons eu la chance d’assister. Un véritable tableau vivant fait de jaune, orange, rose,  violet, azur et gris nous offrit ce qui fut pour moi notre plus beau spectacle depuis le début de l’aventure. Ceint de blanc de toutes parts, j’avais l’impression de me retrouver en pleine banquise, sans le froid polaire. Au lendemain, après s’être régalés d’un lever de soleil de même envergure, nous avalons une traversée de 80 km à travers les plaques salées, en une matinée, presque seuls si ce n’est quelques 4×4 de touristes croisant notre chemin. Plus que jamais, je me suis réellement senti en plein désert, aride, dénué de toute vie, loin de tout.

Nous sommes présentement à Potosi, ville perchée dans les Andes à 4070m d’altitude. Nous nous dirigeons vers La Paz, le lac Titicaca et le Machu Pichu nous attendent patiemment. C’était mon premier article, je l’ai transformé en pavé, donc merci à tous les courageux qui ont lu jusqu’au bout, et à bientôt J

–        Benoît –

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18 commentaires pour De Noël à Potosi

  1. Anonyme dit :

    Merci Benoît pour cette passionnante chronique de votre fabuleux voyage! Que d’aventures et de rencontres!!!
    Mes meilleurs voeux pour 2013!

    Gros bisous d’une passionnée de vos « newsletters »

    Danielle Franchimont

  2. Corinne dit :

    Courageux, nous les lecteurs ??!… Mais c’est un régal de te lire ! Tu écris très très bien et c’est un orivilège de pouvoir vous « accompagner » dans cette fantastique aventure !!
    Bonne continuation,

  3. Hélène dit :

    super !!! merci pour ces nouvelles, ça fait plaisir de vous lire et de vous suivre !! une excellente année à vous trois chers aventuriers !!!! j’espère que tu te sens mieux, Antoine !! et que tu as pu reprendre des forces et profiter un peu de la grandiose fête à laquelle vous avez participé 🙂 !! bisous, hélène

    • Salut Hélène !
      Heureusement, je me sentais mieux et j’ai su reprendre des forces pour participer à la grandiose fête de Colcha K 😀
      Depuis quelques jours, les moments de maladie sont malheureusement venus pour l’un puis l’autre… On croise les doigts pour que ca nous épargne dans les semaines à venir 😉
      Une très bonne année à toi et Nicolas !
      Biz
      Antoine

  4. Jean dit :

    il était grand temps que tu nous fasse le plaisir de partager tes aventures sud-américaines, quelle belle prose . Belle année à vous trois. Dis c’est qui sur la première photo de ton article ?

  5. sandrine137 dit :

    Lu jusqu’au bout et avec énormément de plaisir! Tous mes bons vœux à l’équipe et encore de merveilleux moments d’aventure.

    Sandrine (Oxfam)

    • Merci pour ton commentaire, Sandrine 🙂
      Une très bonne année à toi, nous l’espérons riche en joies !
      Dans quelques semaines, nous nous envolerons vers l’Asie pour rencontrer les partenaires d’Oxfam, ce qui donnera une nouvelle dimension à nos rencontres et à nos découvertes !
      Antoine, Benjamin et Benoît

  6. Floriane dit :

    Quand on commence à vous lire, on ne s’arrête plus ! 😉 Bonne continuation dans votre voyage ! Grand bonjour à toi frero ! 🙂

  7. Céline Pernechele dit :

    Tu rigoles? J’ai tout lu mon biquet, j’ai directement reconnu ta prose:-) Tu m’as régalé!! A très vite pour un petit rdv Skype! Et continuez à nous épater, vous êtes juste exceptionnels! On est tellement fier de vous!

    P.S: notre crevette a dévoilé son secret mais il faudra encore parcourir de nombreux km (et quelques continents) avant de savoir si c’est une nièce ou un neveu que tu auras à chouchouter dès ton retour! Hé oui, on garde la surprise jusqu’à la naissance 🙂

  8. Noélie dit :

    Wouaouw mon biquet, quel récit! Toi qui n’avais pas encore pris la plume, tu t’es bien rattrapé 🙂 C’est toujours un bonheur de vous lire; j’ai dévoré vos dernières aventures! Et les paysages que vous avez traversés sont exceptionnels: parfois ça fait penser au Maroc mais à d’autres moments on se croirait en Australié, A couper le souffle! Avec Serhat on vous souhaite une très très belle année 2013 et vous souhaitons encore de nombreuses découvertes, de belles rencontres et beaucoup d’émerveillements. On vous embrasse tous fort!
    PS: Heu, rassurez-moi, c’est quand même pas l’un de vous celui avachi sur la table qui a l’air d’être au bout de sa vie 😉
    Noélie

  9. Martial et Jeannette dit :

    Que d’aventures depuis Noël, que de surprises mêmes nocturnes, que de déserts salés, que de beautés de la nature, que de rencontres et d’amitiés, que de courage et de ténacité qui forcent notre admiration, quelle fiesta, bravo les gars, nous vibrons en suivant vos aventures!
    Un bravo tout spécial à ceux qui ont pris la « plume » pour nous les faire partager ….

  10. Baptiste dit :

    Quel plaisir de vous lire et de pouvoir prendre part (à notre façon) à votre aventure :D!
    Bonne continuation les gars
    Baptiste (Limelette RPZ desch’)

  11. Claudio dit :

    Que dire encore après tous ces commentaires enthousiastes? Fabuleux, formidable, surprenant … Vous nous ramènerez un peu de sel? (quoi que, non iodé, …). J’espère que vous posterez quelques photos de la méga-fête, ça m’a l’air d’avoir été vraiment très fort. En tout cas, on réalise très bien que vous rentrez progressivement dans le monde de Tintin et du Temple du Soleil. A propos, toujours pas été « baptisés » par un lama genre « quand lama pas content lui toujours faire comme ça »?

    • Benjamin a involontairement goûté le sel du Salar en y renversant son riz, apparemment ça passe bien ! Pour les lamas, j’ai bien essayé de m’en approcher mais ils sont plutôt farouches et je n’ai pas spécialement envie de me faire cracher dessus pour vérifier les faits 😉 Quant aux photos de Colcha K, ça viendra !

  12. Claude dit :

    Ce premier article de Benoit est passionnant, agréable à lire. Nous nous disions avec Huguette une de vos hôtes françaises que tous vos récits vos photos ferait un magnifique livre.

    • Nous prenons beaucoup de plaisir à relater nos aventures, mais il est peut-être un peu tôt pour penser à l’écriture d’un livre. En tout cas, un grand merci pour les compliments, Claude et Huguette, ça nous motive beaucoup 🙂

      Benoît

  13. Béré dit :

    Un plaisir de te lire Bob! Vivement la suite!
    ps: Magnifiques photos, incroyables couleurs. Un régal!

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