Catapultés à La Paz

Nouvelle vidéo du Chili, nouveaux hôtes, photos de Bolivie, milliers de km à jour et rubrique stat‘ aussi.

A la ville d’Uyuni, par le plus grand des hasards, nous sommes tombés sur Corinne, notre amie américaine! Nous nous empressons d’acheter des bières pour échanger nos histoires avec elle et les deux anglais qui l’accompagnaient. Malheureusement pour moi, c’est à mon tour d’être frappé par la maladie contractée par Antoine lors du Nouvel An. Repos forcé en « alojamiento », heureusement que comme tout le reste en Bolivie, ça ne coûte rien ! Le lendemain midi, nous trainassons pour nous remettre en route , prolongeant sur la place notre pause midi, quand deux français viennent nous parler, intrigués par les vélos. L’un d’eux nous explique avoir fait l’Amérique du Sud à vélo il y a quelques années et nous recommande d’aller à Potosi, car la route vient d’être refaite et la ville en vaut clairement le détour. Plus qu’excédés par les routes bosselées et sableuses, il ne faut pas grand-chose pour nous convaincre de modifier notre itinéraire ! Cela rallonge quelque peu notre parcours, mais qu’importe ! Nous préférons faire quelques kilomètres de plus sur de l’asphalte que de se donner le mal de tête sur ces maudites bosses.

C’est ainsi que nous nous sommes lancés dans une longue série de montagnes russes jusqu’à Potosi. Si certaines côtes étaient vraiment difficiles, nous aurons été confortés dans notre décision par les paysages très andins dont nous nous sommes régalés ! Après une montée de trop, nous apercevons finalement Potosi, ville perchée à quelques 4000 mètres d’altitude. Si nous sommes heureux d’être arrivés, la perspective qui est la nôtre ne nous réjouit pas vraiment, puisque nous sommes au pied de la ville et qu’il nous faudra grimper jusqu’au centre par des routes de terre caillouteuses, sur des pentes de plus de 10%… Une fois installé dans un petit hôtel, nous pouvons profiter pleinement de cette étrange ville pentue en la visitant un peu.

Après cette petite halte, nous nous remettons en route avec pour objectif la capitale bolivienne ! En quittant la ville, nous nous enfonçons directement dans de magnifiques canyons qui nous replongent dans un décor de western. Les couleurs de la roche me rappellent Purmamarca, et c’est tellement beau qu’on ne saurait prendre assez de photos et de vidéos pour retranscrire l’ambiance.

Arrivés dans un petit village, c’est au tour de Benjamin de se sentir mal. Cette fois-ci, la maladie est encore plus virulente et il nous faudra faire un nouvel arrêt forcé dans le pueblito pour une journée et demi. Au début, les habitants n’osaient pas trop nous déranger, mais le soir venu, un petit groupe d’enfants et deux petits vieux nous observaient silencieusement, en retrait. Freddi , le seul ado du village vient nous poser un tas de question, et nous l’invitons à partager notre omelette avec sa petite sœur, dans notre tente. Ca faisait bizarre d’avoir des invités à « notre table » ! Nous passons une excellente petite soirée avec eux avant d’aller se coucher. Le lendemain, nous serons restés casaniers, enfermés dans notre tente, pour ne pas trop se faire harceler par la horde d’enfants ayant vaincus leur timidité et aussi parce que nous n’avions pas grand-chose à faire. Le soir venu, nous constatons la disparition de notre réchaud à gaz et d’une de nos bouteilles d’essence. Sûrs de les avoir rangés sous le auvent l’aprèm, nous suspectons les enfants de les avoir chapardés pour jouer. Le jour se couche et c’est bien embêtés que nous commençons à mener notre petite enquête, dans ce village qui ne compte qu’une vingtaine de maisons d’argile. Nous finissons par retrouver Freddi qui part en investigation dans son coin une fois que nous lui avons fait part de nos soucis. Alors que nous commençons à perdre espoir, Freddi revient, triomphant et souriant avec le réchaud, expliquant que c’était son cousin qui l’avait emporté. Cependant, pas de trace de la bouteille d’essence, mais ce n’est pas grave. Pour remercier notre ami de son dévouement, nous l’invitons à manger dans notre tente une seconde fois, avec son petit frère ce tour-ci.

Nous finissons par quitter la montagne andine pour arriver avec soulagement dans le plat de la Pampa. A présent, c’est moi qui me sent patraque, avec un début de mal de ventre qui finira par une nuit horrible, avec les même symptômes que Benjamin. Nous ne nous serons décidément pas assez montrés précautionneux en termes d’hygiène, et j’en paie maintenant le prix fort. Rebelote, bivouac forcé à côté d’une maison. Cela nous fait prendre un léger retard par rapport à nos planq, ayant dit à Ben Ours, ami Virtonnais de Benjamin, que nous le rejoindrions pour le 15 à La paz. Après une journée de repos, nous prenons la décision que nous nous arrêterons à Oruro pour prendre le bus jusqu’à la mégapole. Nous sommes un peu tristes de ne faire la route entière à vélo, mais nous nous réconfortons avec l’idée que rouler commençait à devenir de moins en moins agréable avec la densification du trafic allant de pair avec l’approche de la capitale. Arrivés dans le terminal, on nous annonce qu’il y a bien un bus qui part maintenant. « Maintenant quand ? » « Maintenant tout de suite, dépêchez-vous ! » Je m’empresse de remplir notre billet, et on s’encourt à la poursuite de ce car qui part sans nous ! Benjamin fait barrage avec son vélo et toque à la fenêtre, sans quoi nous n’aurions pu embarquer ! Hop, les vélos fourgués dans les soutes en moins de temps qu’il n’en faut pour négocier un petit pourboire avec le conducteur, et nous voilà assis en route pour La paz, sans qu’on arrive à réaliser ce qu’il se passe. Trois heures plus tard nous quittons le plateau pour littéralement tomber dans la ville, avec une vue à couper le souffle ! C’est le nez collé à la vitre, comme un petit enfant, que j’ai contemplé ce splendide panorama, inouï pour moi : une ville entière construite à flanc de montagne, on ne distingue pas une seule portion de terre non occupée par des bâtiments, même aux endroits aux plus fortes déclivités. Le relief permet d’embrasser toute la vue et d’apprécier la vaste étendue de cette ville comprenant plus de 1,6 millions d’habitants avec sa banlieue. Potosi à côté de ça, c’est un petit village de campagne !

Nous allons maintenant quitter l’hôtel pour rejoindre Ben Ours, l’ami de Benjamin, et passer la soirée avec lui à El Alto.

Je profite de cette petite news pour rappeler l’ajout des photos de Bolivie, la mise à jour de la rubrique stat’, et l’upload d’une nouvelle vidéo sur le Chili. Enjoy  🙂

Benoît

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