Au pays des dresseurs de chevaux… Enfin, pas pour tout de suite.

A quelques kilomètres de la frontière mongole, sortant du bus en provenance de Pékin, nous y étions presque. Presque. Quel euphémisme ! Ce matin là, dans un froid glacial  – nous n’y étions plus habitués- nous ne nous doutions pas encore de l’épopée qui nous attendait pour passer en Mongolie.

Une bonne bouffée d’oxygène. Du froid, du frais, enfin ! Je me réjouissais déjà de parcourir les steppes du grand Gengis Khan. Comme après chaque voyage en bus, on remonte nos bécanes, refixant les pièces détachées et accrochant nos sacoches. Souvent, cela attire pas mal de curieux. Parmi-eux, certains restent tranquilles, contemplent silencieusement. D’autres par contre font aller la sonnette (au plus grand plaisir des autres), examinent, palpent, touchent et posent des questions. Ah ces questions ! Souvent, on les regarde en souriant et on tente d’apporter une réponse à ce que pouvait être leur question. Une chose était sure, tous n’étaient pas chinois dans le tas. Quelque chose de plus russe dans la langue et plus bourru dans leur visage. Oui, nous approchions…

Bien qu’aux limites du territoire chinois, nous pouvions déjà déceler quelques caractères cyrilliques sur quelques enseignes dans les rues. Enfin les rues, plutôt ces avenues imposantes quoique désertes que j’associe maintenant au régime communiste. Sur les abords de cette ville frontalière : le Gobi (il me semble), le désert à perte de vue. Nous apercevons au loin le pré-poste frontière. Une barrière barrait la route. Nous avions entendu des rumeurs comme quoi la frontière ne pouvait être passée qu’à pied. Dans notre cas, nous ne nous sentions qu’à moitié concernés. Bah quoi ? A vélo, ce n’est pas à pied tout de même ! Je précise « à moitié concernés », car nous étions tout de même bien conscient de l’inflexibilité dont peuvent faire preuve certains douaniers. Rétrospectivement, nous avions donc à moitié vu juste !

Arrivés aux abords du pré-poste (qui n’était pas celui où l’on tamponne le passeport), je me faufile au travers de la barrière comme si de rien n’était, espérant que cela puisse passer. Des ennuis en moins me disais-je, des histoires en moins à expliquer en anglais à quelqu’un qui de toute façon ne parle pas l’anglais. Quelques coups de pédale et …  » Beeeeeeeeenn! » Zut ! Visiblement on ne passe pas comme ça, ma technique de l’indifférence n’a pas marché, au moins j’aurai essayé. Ah ! Un garde. D’où sortait-il d’ailleurs ? Sa cabine m’avait semblée totalement vide. Bref, un garde à moitié réveillé (j’ai l’impression) nous explique qu’il n’est pas encore l’heure de passer la frontière. OK, nous coopérons et repartons en quête d’un petit déjeuner en attendant l’heure indiquée.

Quelques centaines de mètres en arrière, nous jetons notre dévolu sur une petite épicerie qui paraissait d’ailleurs fermée à première vue. Les emplettes une fois réalisées, c’est tout simplement dehors, sur le trottoir, assis par terre, que nous allions commencer notre petit festin du matin. Je vous l’accorde, ça faisait un peu clodo comme comportement mais bon voilà, avait-on vraiment le choix ? D’ailleurs on devait surement faire un peu (beaucoup?) pitié parce qu’il n’a pas fallu une minute, pas une, pour que le sympathique petit commerçant nous invite à l’intérieur de son magasin. C’est donc avec nos nouilles instantanées, nos casseroles et quelques autres bric-à-brac que nous sommes rentrés bien volontiers dans son commerce, qui semble-t-il était aussi sa pièce de tous les jours (du genre salon, là où l’on y passe du temps). Assis sur des six-pack de bière (gracieusement prêtés par notre hôte attentionné) au milieu de la boutique, entre l’étalage des fruits et légumes et je ne sais plus quel rayon, nous concoctions alors notre frugal déjeuner. De temps en temps un client rentrait, surpris, faisait ses petites courses et s’interrogeait sans doute quant à la présence de ces trois inconnus en plein milieu du jeu de quilles. Pour d’autres par contre, cela paraissait presque normal.

Une fois le petit-déj’ englouti, nous en avons profité pour faire davantage de courses ici, le petit monsieur étant fort sympathique envers nous. Une fois les biscuits achetés – mais aussi fruits, nouilles, nouilles et encore un peu de nouilles – nous étions prêts pour réitérer notre tentative du côté de la frontière. Tiens tiens, une fois de retour là-bas, une nouvelle barrière était apparue entre temps. On essaie de passer, parfois ça marche, et « STOP! ». Encore raté. « Vous ne pouvez pas passer » nous disent les bras du soldat (lui, on ne comprend rien de ce qu’il nous dit de toute façon). Visiblement, il est écrit sur le panneau qu’il faut passer en véhicule. « Allez mon brave, nous sommes gentils, les vélos ça compte non? » On insiste, un peu sur le ton de la rigolade pour ne pas trop offenser ce jeune homme de l’armée, en vain. Déjà, quelques intéressés se rapprochent, attirés plus par l’appât du gain que nous représentions que part la réelle aide qu’ils voulaient nous offrir. Ca fait un peu mauvaise langue de dire ça comme ça mais je ne suis peut-être pas si loin de la réalité. Il faut rappeler que nous avions encore le goût amère de la dernière expérience en bus pour venir jusque là. Bref, on nous explique qu’il faut passer obligatoirement en voiture. Aucun problème. Si ! Problème ! Les vélos. On nous explique qu’on doit payer plus, plus, toujours plus et vraiment plus, pour transporter nos deux-roues. »Aaaaaaarghh ! Ras-le-bol nom de D*** ! On fait demi-tour sentant le guet-apens à plein nez. Finalement, on rencontre un gars prêt à nous aider. Bon signe, il semblait assez  optimiste sur le « comment caser les vélos et les sacs » alors que la voiture était déjà pleine à craquer. Il nous explique aussi qu’il ne peut pas nous charger ici même, mais un peu plus loin. La raison ? Il nous montre Un policier, arrêté au carrefour, à 50 mètres de nous. Pour éviter toute hypothèse non fondée de ma part, je ne vous décris que ce que j’ai vu : un monsieur en uniforme empochant les billets de chaque 4×4 voulant passer la frontière. En suivant donc notre nouvel « ami » hors de portée du policier, nous allions surement faire l’objet de ce qu’on pourrait appeler une fraude en notre faveur. Rectification : un bakchich en sa faveur. Une fois les vélos posés sur le toit de la Jeep, Antoine et Bob littéralement repliés à l’arrière et moi à l’avant. Le moment fatidique tomba, la question d’argent arriva comme une claque en pleine figure. Enfin, le genre de claque qu’on voit arriver à l’avance certes.

Trois cents yuans (40€). TROIS CENTS YUANS ?! Pour faire cent mètres, alors qu’on pourrait le faire nous même en cinq coups de pédale. Il est en plein délire ou quoi ? Nous rétorquons, 100 Yuans, et c’est déjà cher payé. Il regarde son pote en dehors (notez qu’ils sont tous les deux assez basés, en tout cas celui dans la Jeep pour sûr!) puis lève le ton laissant un peu trahir son impatience. Non, 300 Yuans. Non, non et non. Je sors un billet de 100. Je le sens bouillir de plus en plus. Après quelques instants :  » OK, 200 pour le tout et on en parle plus, tu nous conduis en Mongolie ». Non, 300. J’admets être de nature bornée, mais alors lui, c’est le champion ! « Les gars, dis-je, on descend tous, enlevons nos vélos ». Après tout, on avait la journée devant nous de toute façon. Finalement, il accepte. Tu m’étonne John il se fait déjà de l’or en barre avec ce qu’on lui propose. C’est parti, la voiture démarre. Nous, nous sommes toujours empaquetés à l’intérieur. Le chauffeur discute avec le même soldat qui nous avait refoulé juste avant. On passe. OUF ! Soulagé, ou presque. Ce n’était pas fini.

Arrivés près d’un gros bâtiment : terminus tout le monde descend. « Enlevez vos vélos, passez vos bagages via la douane et remplissez les formalités » nous dit-il. Je ne sais pas pourquoi, mais ça sentait l’entourloupe son histoire de descendre les vélos, nous n’étions même pas encore en Mongolie ! Enfin de toute façon, puisqu’il était quasi impossible de discuter avec, écoutons-le. Une fois à l’intérieur, nous étions prêts à nous faire tamponner le passeport pour sortir de Chine. Seulement, ça serait trop facile. Il nous manquait encore quelque chose, une sorte de ticket. Bon, essayant de garder notre sang froid, on demande calmement où se procurer ce dernier. L’homme derrière son guichet nous indique la direction de dehors, ou des toilettes. On ne savait pas vraiment à cet instant. On exclue assez rapidement la seconde option, celle des WC, et on se dirige vers l’extérieur. Alors que nous allions sortir, une dame essaie de nous communiquer quelque chose en nous faisant signe de venir. Quelle dame? Celle des toilettes! Elle nous sort quelques tickets de sa poche déjà cachetés et officialisés, en échange de quelques yuans supplémentaires. Officiel ou officieux ? Etrange dans tous les cas. Bref, TICKETS OK ! Nous parvenons finalement à obtenir le tampon de sortie et récupérons nos vélos. Mongolie nous voilà ! Ou pas… De retour à l’extérieur mais sans de réelle surprise, notre ami en Jeep n’était déjà plus là. Génial, merci, et il reste encore une barrière à franchir… en véhicule. Allez, jamais deux sans trois. On essaie de passer le dernier poste chinois ni vu ni connu. Eh bien non, on ne la leur fait pas à eux non plus, bien trop formé à ce genre de subterfuge. Rebelote, ça discutaille, ça se demande comment on est arrivé là en vélo, ça ne pète pas un mot d’anglais et ça commence sérieusement à nous gonfler ! « Vous devez payer une Jeep ». On grince tous les trois des dents tellement la situation devient insupportable. Enfin je crois, moi je commençais à bouillir en tout cas. Bon, comment leur expliquer que notre chauffeur s’est gentiment fait la malle ? Après une multitude de dessins, de gestes pour expliquer… Rien. Après avoir envisagé d’attendre jusqu’à ce qu’ils cèdent ou d’attendre la tombée de la nuit pour franchir cette satanée barrière, nous retentons une autre Jeep. Cette fois, BINGO, on passe ces foutus 100 m de route en Jeep, nos vélos sur le toit, et presque pour une bouchée de pain (par rapport au reste en tout cas…).

Enfin !

PAM-PAM, PAM-PAM, PAM-PAM ! Le bruit des cachets d’entrée sur nos VISA mongols mettaient enfin un trait à toute cette mascarade. Nous y étions, finalement. Arrivés à Zamin Uud, ville frontière côté mongol, j’avais l’impression de me retrouver en Bolivie. Non pas pour ces montagnes, il n’y en avait pas. Non pas pour une langue familière, on n’y comprenait rien. Mais bien pour les vieilles carrioles sur le point de rendre l’âme, les enfants aux vêtements troués et sales, pour la poussière et la terre omniprésente, pour les routes en mauvais état, pour la pauvreté tout simplement criante…

L’objectif à présent était de trouver un moyen de rejoindre Ulaan Baatar (Oulan-Bator qui signifie Héros rouges, capitale de la Mongolie). Heureusement, un train quotidien rejoint la ville. Ne restait alors plus qu’à régler le problème des vélos qui, encore une fois, se termina par des demandes de pourboires supplémentaires. L’amertume de la douane était encore palpable.  Cette fois-là, nous les avons donc bien envoyé balader.

Plus tard, quand le soir tomba enfin, le train arrivait lui aussi. Malgré la chaleur de la journée, le frais voire le froid de la soirée prenait rapidement le dessus. Sur le quai à demi éclairé, nous transportions tout notre équipement, beaucoup trop lourd soit dit en passant.  Le train quant à lui, aux allures d’une ancienne locomotive, crachait de la vapeur ou de la fumée comme le Poudlard Express de Harry Potter. Tout du moins, c’est l’idée que j’en garde. Tout semblait si calme et rien n’aurait pu rompre ce soulagement d’arriver enfin en cabine. Sauf que nous, nous n’étions pas sur le quai 9 3/4 d’Harry (c’est la dernière allusion à ce roman, promis ;-)) nous étions à Zamin Uud au fin fond de la Mongolie. Or là-bas, si tu as le malheur de montrer ne serait-ce qu’une fraction de seconde de ce qui aurait pu être l’ombre d’un moment de répit, on te prend tes sacs pour les conduire en cabine. On te les prend, oui ! Sans vraiment avoir le choix si ce n’est que de les arracher pour les récupérer. Sympa non ? Non. Enfin, si. Mais nous, nous n’en n’avions pas besoin de cette aide. Imaginez donc, près de 20 sacs à transporter (incluant les tentes) au total, ça en donne de la possibilité aux gens de vouloir nous aider, et ça n’a pas raté ! Du coup, une fois installés dans notre compartiment avec tout notre barda et perlant de sueur, ce que nous avions prévu arriva forcément. Trois hommes le visage arrondi, les pommettes rouges et saillantes, les yeux bridés mais pas trop, le nez écrasé, baraqués, trapus…bref trois mongols. Il ne fallut pas bien longtemps avant un « Money » lancé par l’un d’entre eux et accompagné de ce geste qui ne trompe pas. Vous savez, celui où l’on  frotte son pousse et son index d’un but cupide pour avoir du…cash money ! « Eh bien mon gros, tu n’auras rien, pas l’ombre d’un cesters ! », ça c’est ce que j’aurais aimé lui dire. « No », c’est ce que je lui ai dit, plus international et compréhensible. Bien sur, il répétait sa proposition en « monglais » (c’est du mongol et de l’anglais) comme un robot. On commençait vraiment à s’énerver, je pense qu’ils le voyaient bien, j’ajoute en Anglais (j’aurais très bien pu le faire en français, ce qui revenait au même) qu’on en ras le bol de leurs histoires à deux balles, qu’on n’a jamais voulu de leur aide et qu’ils, s’il-vous-plait, nous foutent la paix une bonne fois pour toute ! Cette fois-ci, en position de force, nous n’avons pas cédé. Un d’entre eux venait de capituler, le deuxième quelques instants plus tard. Il ne restait plus que le plus têtu de la bande qui s’installa sur notre banquette, les bras croisés, bien décidé à ne pas bouger d’un iota (comme dirait Antoine!). Heureusement, alors que nous commencions presque à nous faire à sa présence, la Provodnitsa (chef de wagon dans ce genre de transport) se chargea de notre ami avec une autorité impressionnante, sans doute habituée à ce genre d’énergumènes.

Quelques instants plus tard, enfin, le train se mit en route. Nous avons savouré et partagé nos quelques bières avec notre compagnon de cabine, Erdene Bayar, qui nous en apprend plus sur la Mongolie. Fils d’un dresseur de chevaux, lui travaille désormais dans une ville minière en tant que contrôleur de marchandise. Cependant, il m’explique qu’il adore parcourir la steppe à cheval, pêcher dans les rivières, dormir à la belle étoile, ce qui ne peut empêcher mon imagination de prendre le large. Les vastes étendues sauvages … J’en frissonnais déjà de plaisir !

Au milieu de la nuit, on me secoua doucement l’épaule pour me réveiller. Je mis quelques instants pour sortir de mon sommeil profond, bercé par le « dough-dough » continu du train. On y était. Pas à Oulan-Bator, non. A Selenge, encore dans le Gobi, là où Erdene travaille.

J’avais insisté la veille pour qu’il me réveille afin de lui dire au revoir tant cet échange m’avait ému. C’est étrange, on n’aura peut-être parlé que quelques heures, lui et moi, tout au plus. Néanmoins,  son histoire me touchait, me fascinait. Pourquoi lui et pas un autre ? Je n’en sais rien. Une chose est sure, je me souviendrai longtemps de cette poignée de main sincère avant qu’il ne quitte la cabine. Dans son regard, je pouvais vraiment lire qu’on était les bienvenus chez lui, si jamais nos chemins se recroisaient. J’en avais la gorge nouée …

Le réveil du lendemain était spectaculaire. Le désert étant traversé et terminé, nous étions à présent dans les légendaires steppes mongoles. Des plaines à perte de vue clairsemées de yourtes par-ci et là et de nombreux chevaux. On dit que la Mongolie est le pays du ciel bleu, on ne nous avait pas menti. Le bleu du ciel était magnifique, d’une pureté qui me paraissait incroyable par rapport au bleu laiteux de Chine. La fenêtre du couloir entrouverte,  je respirais à pleines bouffées l’air frais qui s’engouffrait dans l’allée. Je me sentais extraordinairement bien, paré et fin prêt mentalement pour arpenter ces vastes étendues à vélo.

–          Benjamin

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6 commentaires pour Au pays des dresseurs de chevaux… Enfin, pas pour tout de suite.

  1. youyou dit :

    Ben ,
    superbe l’entrée en Mongolie
    eh oui, c’est pas l’espace Shengen 🙂 , pourtant aux consonances des noms on dirait que c’est un peu du même coin.
    en lisant cela je me demande c’est qui qui est le  » fait pas c…. point com  »
    Bisous

  2. Emmanuel Q. dit :

    Félicitations au nouveau tonton de Gaspard! Les new sont arrivés le même jour…
    A quand l’arrivée à Louvain la Neuve?
    Bises de Bretagne
    Nicole et Emmanuel

    • Coucou!

      Pur hasard pour la date de publication 🙂 Quant à celle du retour, elle est encore un peu floue, nous pensons être rentrés à lln pour le 17 ou un peu après. De toute manière nous ferons une communication à ce sujet quelques jours avant notre entrée au pays. Merci pour votre commentaire et à bientôt 🙂

      Bisous, le tonton

  3. Sarah souhail dit :

    Quelle lecture passionnante!

  4. Xavier et Claire dit :

    Quelle fameuse aventure pour sortir de Chine … et pour garder son sang-froid !
    Malgré ces moments fort peu réjouissants, la rencontre avec votre compagnon de cabine
    a été providentielle pour donner un élan positif avant la découverte de la Mongolie.
    Merci pour ce récit ainsi que toutes les photos publiées récemment (magnifiques !).
    Par ailleurs, nous sommes contents que tout va bien pour vous (nouvelles par Antoine)
    et vous souhaitons à tous deux une très bonne fin d’aventure et un beau retour
    en nos contrées !!!
    A bientôt,
    Claire et Xavier

  5. cocohoju dit :

    Encore une bonne dose de rêve et d’aventure ! Merci les garçons et le récit est toujours aussi palpitant !!
    11/07, l’Alsace… A vous les Fleischschnacka, Baeckeoffe et autres légèretés locales 😉 Heureusement, les Riesling, Sylvanner et (mes préférés) Engelberg et Gewurztraminer aident à faire glisser. Un petit sas de « ré-adaptation » avant de (très) bientôt retrouver VOS frites et bières nationales 🙂

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